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De l’âge rural à l’âge urbain

  Publié le samedi 26 octobre 2013, par Société d’études historiques de Tremblay-en-France

Voici ci-dessous un extrait du bulletin n° 8 de la Société d’études historiques de Tremblay paru en juin 1983, point de départ à la rencontre-débat avec Hervé Revel, président de l’association.

Au cours du XIXe siècle, la révolution industrielle et le développement des moyens de communication modifièrent sensiblement la croissance de Paris. L’urbanisation s’étira le long des voies de communication. Le chemin de fer devint l’axe privilégié du développement urbain, entraînant le développement de communes toujours plus lointaines. La ville ne se développait plus en cercles concentriques, elle poussait au loin ses tentacules. La croissance se faisait désormais « en étoile ».

(...)

Après la guerre de 14-18, les destructions dues aux dommages de la guerre provoquèrent un afflux de réfugiés qui aggrava le déficit en logements que connaissait la région parisienne. Paris et sa proche banlieue étaient saturées. Georges Risler, président de l’Office des habitations à bon marché recensait, en 1928, 186 000 habitants résidant dans 4 920 maisons classées insalubres depuis 20 ans. Dans 60 000 logements, plus de deux personnes habitaient une seule pièce.

Paris et la proche banlieue constituaient un formidable réservoir humain. Il déversa sur la Seine-et-Oise un flot toujours grandissant de population. (...)

Au nord-est de Paris, Saint-Denis, Pantin, Aubervilliers et toute la proche banlieue étaient surpeuplées. Au lendemain de la guerre, des lotissements se créèrent, toujours plus lointains, le long de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons. La population excédentaire de la capitale afflua vers Dugny, Blanc-Mesnil, Drancy, Bobigny, Aulnay-sous-Bois, Sevran-Livry, Villepinte, Tremblay-en-France, Villeparisis.

Ce mouvement fut sensible à Tremblay à partir de 1923.