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Élaboration d’une cartographie subjective

  Publié le samedi 5 octobre 2013, par Espace Jean-Roger Caussimon

Vendredi matin, les élèves entrent en classe. Il s’agit maintenant de partir des intuitions du groupe pour élaborer collectivement une cartographie subjective de la ville. Outillés de post-it, Catherine Lenoble et Julien Maudet amènent peu à peu chaque élève à prendre part à celle-ci.

Point de départ : « Noter un lieu qui vous paraît important sur le post-it vert et un lieu qui sera peut-être différent dans dix ans sur le rose. » Tour à tour, chaque élève dépose sur la carte les post-it où sont inscrits les noms des deux lieux retenus.

Élaboration d'une cartographie subjective

Parmi les lieux importants cités, retenons : l’aéroport - car « si on ne voyage pas, on est nul » -, la médiathèque - où « il n’y a personne pour nous gronder et où il est possible de lire tranquillement » -, la place devant la médiathèque - où l’« on peut jouer au foot » -, le cinéma Tati, la mairie - parce qu’« elle ne peut pas disparaître » -, le collège Descartes, l’hôpital du Vert Galand - car « il faut toujours pouvoir soigner les gens » -, la piscine, le gymnase Guimier, le stade, le Carrefour Market, le MacDo, le Grec - « la nourriture, c’est important !… » - la boulangerie à côté de la piscine.

Et parmi ceux en mutation : la gare RER et les trains, le magasin Renault - car « les voitures pourront voler » -, la médiathèque - parce qu’« on lira les livres chez soi » et qu’« on y trouvera des tablettes et des jeux vidéos » -, le cinéma Tati - car « on participera plus aux films, on sera immergé dans l’histoire » -, la Poste - où « le courrier ira plus vite » -, le collège Descartes, devant le 11 Farge, le parc urbain, le ludoparc, le tennis, le palais des sports - car « il y aura plein d’autres lieux pour faire du sport » -, le Carrefour Market, le KFC - parce que « la nourriture aura changé ».

Élaboration d'une cartographie subjective

Certaines zones de la carte restent vides. « On ne peut pas aller à pieds dans ces quartiers ! » « On imagine que le Vieux Pays, c’est vieux. Alors, on peut imaginer qu’il n’y a pas d’enfants. » « Au Vieux Pays, il y a des barbes à papa alors qu’à Tremblay il n’y a rien. » « Au Cottages, les maisons sont en ruine. Personne ne veut y aller. » Et « au Bois-Saint-Denis, il n’y a que des habitations ».

Petit à petit, une cartographie subjective a pris forme, ouvrant la voie aux projections fictionnelles et à la rencontre avec les lieux sur le territoire lui-même.


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