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Tremblay-en-France

  Publié le mercredi 4 décembre 2013, par Célia Nicolas-Nelson

Trimolito, Trimlidum, Tremblay-Saint-Denis, Tremblay-Sans-Culotte, Tremblay-Lès-Gonesse voilà, les nombreuses appellations de la commune. Ces noms ont varié selon l’histoire et l’agitation de la ville.

En effet, elle doit son nom à sa forêt de peupliers blancs (Trembles), ainsi qu’à son seigneur de l’abbaye de Saint-Denis. Tremblay-Sans-culotte n’a pas été gardé pendant très longtemps, sujette à des moqueries lors de la Révolution. Et Tremblay-Lès-Gonesse redevient Tremblay-en-France par décret du Conseil d’État daté du 16 août 1989.

Située au nord-est de Paris, ses voisines sont Villepinte à l’ouest, Roissy-en-France au nord, Vaujours au sud et Villeparisis/Mitry-Mory à l’est. Tremblay-en-France serait la première ville de Seine-Saint-Denis à avoir porté le suffixe France. Avec une superficie de 22.44 km², elle est la plus grande ville de la Seine-Saint-Denis. Elle contient 70 hectares d’espaces boisés, ainsi que 500 hectares de terres agricoles.

Jadis, Tremblay se découpait en deux parties : le Petit Tremblay et le Grand Tremblay. Ces deux parties se trouvaient au Vieux Pays, composé de l’église Saint-Médard, de la grange aux Dimes, du Château bleu, du Château de la Queue, de l’ancienne mairie, de l’ancienne poste ainsi qu’un parc de 10 hectares était la partie la plus importante de la ville avant 1920. C’est un quartier avec de nombreux monuments historiques qui aujourd’hui marque la coupure entre la partie de Tremblay urbanisée et sa partie agricole. De nos jours, le Petit Tremblay représente le Vieux-Pays, et le Grand Tremblay représente la partie sud de la ville. Tremblay-en-France n’est plus le village rural que représentait le Vieux-Pays, autrefois.

Le Vieux-Pays reste un quartier isolé de toute urbanisation, elle évoque la société féodale dont faisait partie la ville, et l’affrontement entre serf et seigneur. Lors de l’urbanisation qui débuta en 1923, le Vieux-Pays étant au Nord était trop éloigné du chemin de fer qui reliait Paris à Soissons, c’est pourquoi de nouveaux lotissements apparurent. Le Bois-Saint-Denis, le Vert-Galant ainsi que les Cottages sont alors les nouvelles cibles des lotisseurs. Mais seul le Vert-Galant avait accès en 1924 à la gare routière. En ce qui concerne le Bois-Saint-Denis et les Cottages les habitants devaient se rendre à la gare de Villeparisis car les routes pour la gare étaient impraticables. C’était une zone marécageuse, il reste néanmoins un vestige de ces marécages qui posaient problèmes aux lotissements, c’est la mare du Parc urbain dans le Centre Ville. C’est avec l’assèchement des terres et grâce au drainage lié à la construction du canal, que les marécages ont disparu pour laisser place aux habitations.

Les nouveaux habitants de Tremblay venaient des milieux populaires du nord de Paris. Les habitants de ces nouveaux quartiers étaient des ouvriers. En plus de venir de Paris, ils ramenèrent leur mentalité ouvrière. Il faut savoir que cette classe sociale eu un rôle important dans la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires. C’est pour cela qu’entre les nouveaux et les anciens habitants la compréhension fut difficile. Les ouvriers de nature à se battre, à se regrouper pour se faire entendre n’étaient pas du goût des anciens habitants. Vers les années 1924, Tremblay eu une vague d’habitants mécontents. En effet, lors des premiers acquéreurs des lots, ils se sont retrouvés dans des conditions de vie inacceptable. Absence de voirie, défaillances des services publics entrainent les plaintes des « mal-lotis »…

Tremblay-en-France reste comme autrefois coupé en deux. Nous avons d’un coté l’aéroport Charles-de-Gaulle et le Vieux-Pays, et d’un autre coté les autres quartiers. Le centre ville de Tremblay offre de nombreuses infrastructures à ses habitants, un immense Hôtel de Ville de par sa construction et de par son habillement, un centre culturel, une église, une piscine ainsi qu’une bibliothèque et de nombreuses autres infrastructures. Le cœur de Tremblay se trouve désormais au Centre-Ville. Le Vieux-Pays étant délaissé par toute cette urbanisation, il reste le seul quartier gardant son âme agricole.

Ce qui va aussi sculpter cette ville, c’est son aéroport, situé sur un tiers de la ville avec de nombreuses entreprises, sa zone industrielle, ainsi que l’extension du parc des expositions de Villepinte sur sa commune.

La ville de Tremblay-en-France intègre l’agglomération de Terres-de France-avec Villepinte et Sevran en 2010. Elle va faire un bond au niveau économique. Le 17 octobre 2013, sur la commune de Tremblay-en-France ainsi que de Roissy-en-France se trouve Aéroville soit le plus grand centre commercial jamais inauguré depuis 20 ans en Ile-de-France. Ce qui propulse la ville dans son économie.