Vous êtes sur la page Accueil > Utopolis > Utopolis à Sevran, c’est parti !

Utopolis à Sevran, c’est parti !

  Publié le samedi 12 octobre 2013, par Espace Jean-Roger Caussimon

Première étape du projet de création mené par Cécile Babiole en compagnie de mesdames Sultan, professeur d’histoire-géographie, Sintes, professeur de sciences et vie de la Terre, et Bouté, documentaliste, aux élèves de la classe de 5e du collège Georges Brassens de Sevran, et développé dans le cadre du dispositif L’art et la culture au collège du Département de la Seine-Saint-Denis.

L’idée est de re-créer le territoire en se basant sur l’implantation réelle de la ville de Sevran mais en lui faisant subir une mutation radicale. En effet, cette fois-ci, ce ne sont pas des urbanistes ou architectes patentés, mais les élèves guidés par leur imagination qui sont en charge de l’opération.

Le principe est de re-découper la ville en différentes zones et parcelles sur la base du plan actuel, chaque parcelle est attribuée à un élève qui a pour mission de la re-bâtir. Il s’agit pour lui de concevoir et modéliser en 3D une construction et ses abords selon ses désirs, en respectant toutefois l’emprise au sol qui lui est dévolue, puis d’imprimer une maquette en matière plastique de son projet architectural grâce à une imprimante 3D.

Les prototypes imprimés feront l’objet d’une installation qui les rassemble, les organise et les met en scène pour former Utopolis le territoire utopique de la ville de Sevran ré-inventé.

Après une présentation du projet aux élèves, quelques mots ont alors été questionnés.

- Utopie ?

L’utopie (mot forgé par l’écrivain anglais Thomas More, du grec οὐ-τοπος « en aucun lieu ») est une représentation d’une réalité idéale et sans défaut régime politique idéal (qui gouvernerait parfaitement les hommes), une société parfaite (sans injustice par exemple ou encore une communauté d’individus vivant heureux et en harmonie. Une utopie peut désigner également une réalité difficilement admissible.

JPEG - 168.7 ko
Vue d’Utopia de Thomas More

- Cité idéale ?

La Cité idéale est une conception urbanistique visant à la perfection architecturale et humaine. Elle aspire à bâtir et à faire vivre en harmonie une organisation sociale singulière basée sur certains préceptes moraux et politiques.

JPEG - 55.6 ko
La Cité idéale, attribuée à Piero della Francesca puis à Luciano Laurana et maintenant à Francesco di Giorgio Martini

En 1338, Ambrogio Lorenzetti peint le Palais Sienne. Une ville magnifique en maçonnerie de pierres et de briques, remplie de tours, de palais, d’habitations, d’églises et de magasins de style typiquement siennois. Une chronique du XIVe siècle de la vie quotidienne qui s’expose en toute harmonie : sur les toits les maçons œuvrant, un tailleur vu de dos cousant, l’atelier d’un orfèvre, un marchand consultant son livre de comptes, des gentilshommes à cheval, les activités de production et de commerce avec le teinturier, l’orfèvre, les ouvriers sur les échafaudages, la leçon universitaire, la halte dans la taverne, des éleveurs avec leurs bêtes. Travail et réjouissances aussi, avec un chœur de neuf jeunes filles dansant une ronde, la dixième joue du tambourin, pour souligner l’harmonie et la concorde qui règnent dans la ville. Et pourtant, à l’époque où cette fresque fut commandée, Sienne était en proie à la famine, à la mort et aux insurrections.

JPEG - 85.4 ko
Palais Sienne d’Ambrogio Lorenzetti

Dans les années 1960, le Rétrofuturisme intègre deux tendances qui se chevauchent, et peuvent se résumer ainsi « l’avenir tel qu’on le voit dans le passé » et « le passé tel qu’on le voit du futur ». Klaus Bürgle est un artiste allemand connu pour ses illustrations fantastiques et futuristes. Il a imaginé dans ses œuvres la ville du futur et différents systèmes de transports.

Si de très nombreuses « cités idéales » ne sont restées qu’au stade de rêves dans l’esprit de leurs créateurs, certaines ont cependant été achevées dans les faits. Il s’agit cependant de réalisations « idéales » au sens où, contrairement à la cité spontanée, qui se développe peu à peu selon les besoins en fonction de décisions multiples, et donc de façon organique et parfois anarchique, la cité idéale est conceptuellement élaborée avant d’être matériellement construite, et sa fondation résulte d’une volonté intellectualisée et unifiée.

Auroville, « la ville de Sri Aurobindo » mais aussi « la ville de l’Aurore », est une ville expérimentale située à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry dans l’État du Tamil Nadu en Inde. Dès les années 2000, les équipes du Centre de recherche scientifique d’Auroville (le CSR) s’intéressent activement aux énergies renouvelables, au recyclage, à la purification de l’eau, aux constructions écologiques ainsi qu’aux véhicules hybrides et électriques.